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Remède à base de menthe contre les brûlures d'estomac

27.1.16


La menthe est excellente contre les brûlures d’estomac, l’acidité gastrique, flatulences, coliques, nausée et les indigestions :

La menthe verte ou poivrée, en infusion chaude ou glacée, combat efficacement les maux d’estomac. C’est un antispasmodique. 

Ingrédients :

50 g de feuilles de menthe fraîches (ou 25 g de feuilles séchées)
600 ml d’eau. 

Préparation :

Si la menthe est fraîche, équeutez-la et hachez les feuilles. Mettez-la dans une théière. Versez l’eau bouillante dessus et laissez infuser 10 mn. 

Buvez cette infusion pour lutter contre l’acidité gastrique, les flatulences, les coliques, la nausée et les indigestions. Si vous aimez, vous pouvez y ajouter de la cannelle et des clous de girofle à part égale.

Gonflement de l abdomen: causes

28.1.12

Un gonflement de l'abdomen, c'est quand votre région du ventre est plus grand que d'habitude.
Voir aussi: circonférence abdominale
Causes
le Gonflement abdominal est le plus souvent causée par la suralimentation que par une maladie grave. Ce problème peut être causé par: 
Avaler de l'air (une habitude nerveuse)
L'accumulation de liquide dans l'abdomen (ce peut être le signe d'un problème médical grave) 
Gaz dans les intestins causé par la consommation des aliments qui sont riches en fibres (comme les fruits et légumes)
le syndrome du côlon irritable
L'intolérance au lactose
kyste ovarien
blocage partielle de l'intestin
Grossesse
Le syndrome prémenstruel (PMS)
Les fibromes utérins
Le gain de poids

Soins à domicile
Un gonflement de l'abdomen qui est causée par un repas copieux disparaîtra lorsque vous digérer la nourriture.
Pour les autres types de gonflement de l'abdomen:
Évitez les boissons gazeuses
Évitez la gomme à mâcher ou sucer des bonbons
Évitez de boire avec une paille ou en sirotant la surface d'une boisson chaude
Mangez lentement
Pour un gonflement de l'abdomen causée par une malabsorption, essayez de modifier votre alimentation et en limitant le lait. Parlez-en à votre médecin.
Pour le syndrome du côlon irritable:
Diminuer le stress émotionnel
Augmenter les fibres alimentaires
Parlez-en à votre médecin
Pour un gonflement de l'abdomen due à d'autres causes, suivre la thérapie prescrite pour traiter la cause.
Quand communiquer avec un professionnel médical

Appelez votre fournisseur de soins de santé si:
Le gonflement abdominal s'aggrave
Le gonflement se produit avec d'autres symptômes inexpliqués
Votre abdomen est sensible au toucher
Vous avez une forte fièvre
Vous avez une diarrhée grave ou des selles sanglantes
Vous êtes incapable de manger ou de boire depuis plus de 6 - 8 heures
À quoi s'attendre lors de votre visite:
Votre fournisseur de soins de santé effectuera un examen physique et posera des questions sur vos antécédents médicaux, tels que:

Quand est ce que le gonflement abdominal a commencer?
il se produire après les repas ou après avoir mangé certains aliments?
Quels autres symptômes surviennent en même temps? Par exemple, avez-vous eu:
Une Absence de période menstruelle
La diarrhée
Une fatigue excessive
du gaz excessive ou éructations
Irritabilité
Vomissements
Le gain de poids
Les tests qui peuvent être réalisés:
Le scanner abdominal
Une échographie abdominale
Des tests sanguins
La coloscopie
Esophagogastroduodenoscopy (EGD)
Paracentèse
Sigmoïdoscopie
L'analyse des selles
Rayons X de l'abdomen

Les causes Maux d’estomac

14.1.12

 Essentiel Santé : Quelle attitude adopter, lorsque l'on souffre d'une douleur dans la région de l'estomac ?
Docteur Jean Simon :
Les douleurs ressenties dans le creux de l'estomac, ou creux épigastrique, peuvent être provoquées par beaucoup d'autres maladies... que celles liées à l'estomac. Il peut s'agir de calculs de la vésicule ou de maladies des voies biliaires, d'un ulcère du duodénum, d'un infarctus du myocarde, de certaines maladies de l'aorte, d'une inflammation du pancréas, etc. Si la prise d'un médicament antiacide ou d'un pansement gastrique ne calme pas la douleur, il est recommandé d'aller consulter son médecin traitant.

 E.S. : Une brûlure à l'estomac, qu'est ce que c'est ?
Dr J. S. :
La brûlure est à différencier de la crampe à l'estomac. La crampe évolue avec des paroxysmes et des rémissions. La brûlure, elle, est une sensation d'acidité, de chaleur. Si elle est traçante, ascendante, elle laisse un goût amer au fond de la bouche, elle provient d'un reflux d'acide de l'estomac dans l'œsophage : c'est le reflux gastro-œsophagien. Cette pathologie est très courante et pourtant encore mal connue du grand public. Beaucoup de personnes en souffrent sans forcément consulter. Un reflux intermittent est d'ailleurs normal. Par contre, s'il est fréquent et répété, il peut entraîner une œsophagite (inflammation de l'œsophage) dont la sévérité n'est pas forcément liée à l'intensité des symptômes. Certaines personnes ressentent de fortes douleurs et n'ont pas d'œsophagite, au contraire d'autres ont de faibles brûlures et un œsophage abîmé. 
E.S : Quelles sont les premières mesures à prendre si l'on souffre de maux d'estomac ?
Dr J.S. :
Pour une personne souffrant de dyspepsie, c'est à dire de digestion difficile, régulariser son hygiène de vie suffit en général à faire disparaître les douleurs. Limiter les excès de graisses, diminuer l'alcool et arrêter de fumer sont des recours efficaces. Il a été prouvé que le tabac est responsable de la récidive des ulcères. Une prise de poids importante, des aliments trop gras, une constipation, l'absorption d'alcool, l'ingestion d'une grande quantité de boisson au moment du repas, ou un coucher trop rapproché de la prise de nourriture, favorisent la survenue d'un reflux gastro-œsophagien. Mais ces conseils hygiéno-diététiques ne suffisent pas toujours à faire disparaître ces reflux acides, un traitement médicamenteux est souvent nécessaire.

 E.S : Comment différencier les maux ?
Dr. J. S. :
Avant de parler de "maux d'estomac", il est important de rechercher d'éventuels signes associés : la douleur est-elle déclenchée par un aliment précis, par le stress, etc ? S'accompagne-t-elle d'une élévation de la température corporelle, d'une baisse de tension, d'une jaunisse, d'un amaigrissement ? Les urines et les selles présentent-elles des anomalies de couleur, de quantité ? La douleur est-elle sous forme de crampe, de brûlure ? Quelle est son intensité, sa fréquence ? A-t elle un caractère aigu ou chronique, continu ou discontinu ? Irradie-t-elle dans le dos ? Grâce à un interrogatoire et un examen clinique minutieux, le médecin généraliste détermine dans la grande majorité des cas, la cause de la souffrance. Si un doute subsiste, le diagnostic peut être précisé par une endoscopie digestive haute (visualisation de l’œsophage et de l’estomac) ou une échographie abdominale par exemple.

 E.S. : Comment soigne-t-on aujourd'hui un ulcère à l'estomac ?
Dr. J. S. :
Le traitement classique, visant à la cicatrisation de l'ulcère, repose toujours sur la prescription "d'antisécrétoire" pendant 6 semaines. Si la présence de la bactérie Hélicobacter Pylori est détectée, son éradication impose un traitement oral associant deux antibiotiques. Une bonne observance du traitement est essentielle malgré certains effets indésirables qui peuvent apparaître : diarrhées ou sensation de goût métallique dans la bouche... mais le jeu en vaut la chandelle et il ne dure que 7 jours. Le dépistage systématique d'Hélicobacter Pylori ne parait pas justifié actuellement. De nombreuses personnes sont infectées, toutes ne développeront pas un ulcère. L'infection à Hélicobacter Pylori reste le plus souvent sans symptôme. 

Maux d’estomac : causes, symptômes et traitements

Les troubles digestifs, les pathologies digestives dont les troubles gastriques ou les troubles intestinaux... voilà bien des termes qui nous sont «familiers». Non pas parce que nous exerçons tous le métier de pharmacien (ce qui serait improbable), mais parce que soit nous avons été sujet au moins une fois dans notre vie ou alors, un membre de notre entourage. Alors, qu'il s'agisse de brûlures d'estomac, de reflux gastro-oesophagien, de dyspepsie, d'ulcère gastrique et duodénal ... voilà bien des formes diverses regroupées en un groupe de mots : les maux d'estomac. Quels en sont les manifestions ou symptômes ? Commençons d'abord par les brûlures d'estomac ! Affections qui touchent tout individu à un moment ou un autre, les brûlures d'estomac se manifestent par une impression de brûlure se propageant de la poitrine à la gorge suite à un repas. Cette sensation est récurrente chez la femme enceinte, mais aussi chez tout individu obèse, et s'accompagne d'éructations ou de renvoi d'aliments surtout la nuit. A ce stade, l'on parlera de reflux gastro-oesophagien ! Le reflux gastro-oesophagien outre les brûlures d'estomac vives, se caractérise parfois par une douleur à la gorge, avec des peines à avaler et même, un enrouement ou dysphonie du fait de l'altération des cordes vocales. Entre autre, l'on retiendra une respiration sifflante, la toux, des nausées, une perte de poids due aux vomissements, ou même des problèmes dentaires. Un avis médical dans ce cas est toujours utile. Mais quelles peuvent en être les causes ? Les facteurs déclencheurs ou causes des maux d'estomac sont dus à la consommation de certains aliments concourant à la distension du sphincter oesophagien inférieur, à l'acidité de l'estomac, à la fabrication excessive de sucs gastriques, ou même à l'irritation de l'oesophage. C'est donc généralement des conditions liées au régime alimentaire qui sont à l'origine des maux d'estomac. Il faut aussi noter que, l'hygiène de vie de l'individu n'est pas à négliger. C'est dire que par exemple, la station allongée après le repas provoque le refluement des aliments au niveau de l'oesophage ; ou alors, des repas trop copieux, le fait de manger rapidement, des mouvements brusques après le repas et même certains médicaments peuvent être les causes indirectes ou non d'un mal d'estomac. Que faut-il faire dans ces cas-là ? Sujet aux maux d'estomac, il est fortement conseillé de prendre des repas légers, d'éviter des efforts ou Exercices physiques, de respecter un intervalle d'environ trois heures avant de s'allonger après les repas, de manger et boire lentement, de respecter les prescriptions médicales : ce qui facilitera votre digestion. Aussi, il ne faut pas négliger le fait que l'alcoolisme et le tabagisme sont cités parmi les causes de brûlures d'estomac ou de reflux oesophagien. Quels sont les traitements qui en découlent. Les maux d'estomac ne se guérissent pas, mais, l'on peut tout de même soulager les douleurs du patient de diverses manières. En plus d'un régime alimentaire sain, il est souvent recommandé de boire du lait et de consommer des antiacides (mais, sur une période bien déterminée). Par contre, si les maux d'estomac s'avèrent sévères, les poissons frais, congelés ou conservés dans l'eau, les volailles sans la peau,les fromages maigres, les coupes maigres de veau, de porc, de boeuf, d'agneau, les yaourts (moins de 2 % de matières grasses) sont conseillés. Par contre, les aliments riches en matières grasses provoquant l'augmentation de la quantité des sucs gastriques dans l'estomac, le chocolat, le thé, le café, boissons gazeuses à base de cola... sont à supprimer. Alors, sujet aux maux d'estomac, avec ces conseils, vous plaindriez-vous encore d'incommodité ? C'est à vous de voir !

Traitement Kyste

12.1.12

Description

Un kyste pancréatique rétentionnel est une collection de liquide riche en sucs pancréatiques au sein de la glande. On le distingue des pseudo-kystes ou « faux kystes » pancréatiques qui sont des collections de sang et de débris de nécrose bordés par des organes voisins du pancréas.
Un kyste ou un pseudo-kyste peut comprimer des organes ou des vaisseaux sanguins voisins du pancréas, se rompre, s’infecter ou saigner. Un pseudo-kyste peut parfois se résorber tout seul.

Causes

Un kyste rétentionnel est une complication d’une pancréatite chronique, dont l’étiologie principale est l’alcoolisme. Il se forme en amont d’un obstacle sur les canaux pancréatiques, comme un calcul ou une sténose. On peut le confondre avec une tumeur kystique du pancréas (10% des formations kystiques pancréatiques).
Un pseudo-kyste est une complication d’une pancréatite aigue, ou d’une poussée aigue lors d’une pancréatite chronique. Un kyste pancréatique peut aussi être congénital et s’intégrer dans une maladie polykystique.

Symptômes

Un kyste pancréatique est symptomatique en cas de complication (compression d’organe, infection, hémorragie, rupture de kyste). Les symptômes sont donc variables (ictère, douleur abdominale, fièvre, ascite…).

Examens complémentaires

L’échographie et le scanner abdominal font aisément le diagnostic de kyste ou de pseudo-kyste pancréatique.
L’écho-endoscopie est utile pour distinguer un kyste d’une tumeur kystique.
La cholangio-pancréaticographie rétrograde endoscopique permet d’affirmer s’il existe une communication entre le kyste et les canaux pancréatiques.
Enfin une ponction du kyste est effectuée en cas de suspicion de surinfection ou pour faire le diagnostic positif de tumeur kystique.

Traitement

Le traitement est variable en fonction du type de kyste et de sa localisation.
Un pseudo-kyste non compliqué justifie une surveillance de 4 à 6 semaines avant d’envisager un traitement.
Un kyste pancréatique nécessite une ponction-aspiration avec éventuellement mise en place d’un drain pour évacuer le liquide à travers la peau (drainage percutané).
Un traitement endoscopique, voire chirurgical, visant à évacuer le liquide du kyste dans un organe digestif (estomac, duodénum, jéjunum) est parfois justifié.

Traitements médicamenteux des maux d'estomac 2012

9.1.12

Les médicaments contre les maux d’estomac sont généralement des traitements ponctuels utilisés au cours des crises douloureuses (antiacides).

Certains sont très courants (Maalox) et vendus en pharmacie sans ordonnance. Il est donc recommandé d’éviter une automédication et de toujours demander conseil à son pharmacien.
Antiacides : Maalox, Phosphalugel, Gaviscon…
Mode d’action Pansement gastrique pour lutter contre l’acidité gastrique. Traitement ponctuel des crises douloureuses de l’estomac
Effets secondaires Diarrhées, constipation

Inhibiteurs de la pompe à protons (uniquement sur ordonnance)
Mode d’action Contre le reflux du contenu gastrique vers l’œsophage
Effets secondaires Diarrhées, céphalées, flatulences, vertige

Si les douleurs ne s’améliorent pas dans les 15 à 30 minutes après la prise de ces médicaments, mieux vaut consulter un médecin.

Des préparations simples durant les crises douloureuses

La réglisse en tisane peut apaiser les douleurs de l’estomac. Cependant, sa consommation est ponctuelle et se fera seulement lors des crises douloureuses.

Un verre de lait ou un verre d’eau peut adoucir de façon temporaire les aigreurs et l’acidité au niveau de l’estomac.

1 cuillérée à café de bicarbonate de soude mélangée dans un grand verre d’eau peut neutraliser également l’acidité gastrique et améliorer les douleurs.

En infusion et à boire très chaud: la camomille, le tilleul, le fenouil.

Place de l’homéopathie

L’homéopathie reste un traitement d’entretien dans les maux d’estomac qui n’aura pas d’effet durant des épisodes de crises douloureuses.

Traitements des causes

Bien évidemment, il est toujours nécessaire d’ajuster le traitement en fonction des causes de la douleur de l’estomac.
En cas d’ulcère, les traitements antiacides sont associés à des antibiotiques en cas de présence d’ Helicobacter pylori (sa présence sera confirmée par les prélèvements effectués par le gastro-entérologue lors d'une fibroscopie gastrique).
La hernie hiatale nécessite également une consultation chez un gastro-entérologue et éventuellement un chirurgien en cas de besoin.
Le cancer de l’estomac, quant à lui, représente une prise en charge multidisciplinaire (chirurgie, cancérologie, gastro-entérologie, psychologie...)
 
Réalisé et validé en collaboration avec des professionnels de la santé
sous la direction du Dr Christian Recchia

Règles hygiéno-diététiques en cas de maux d'estomac

Le respect de règles d'hygiéno-diététiques simples (port de vêtements amples,...) peuvent limiter l'apparition de maux d'estomac.
Eviter la position allongée ou penchée en avant juste après le repas pour éviter un reflux du contenu gastrique dans l’œsophage : attendre 2 à 3 heures après le repas avant de se coucher.

Prendre de petites collations entre les repas pour éviter la sensation de faim trop longue (exemple à 10 heures du matin et à 16 heures de l’après-midi), mais aussi pour pouvoir diminuer la quantité du déjeuner et du dîner.

Assurer des prises alimentaires à des heures régulières : surtout, ne jamais négliger le petit déjeuner (lui consacrer 15 minutes au moins).

Boire de l’eau : répartir 1 litre et demi d’eau minimum dans une journée.

Prendre le temps de manger tranquillement, s’assoir et bien mâcher les aliments avant de les avaler.

Porter des vêtements confortables, éviter les ceintures trop serrées.

Savoir gérer son stress : se divertir, se distraire, savoir se détendre, pratiquer un sport…

Limiter son poids.

L’Aspirine (et ses dérivés) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène) sont fortement déconseillés.

Eviter les aliments dangereux pour l’estomac.

Quels aliments consommer/éviter ?

Réalisé et validé en collaboration avec des professionnels de la santé
sous la direction du Dr Christian Recchia

Les crampes d'estomac et la gêne abdominale

Normalement, au cours de la digestion, la progression des aliments au niveau du tractus digestif est facilitée par des mouvements péristaltiques des parois de l’œsophage, de l’estomac et des intestins.

Ces contractions ne sont normalement ni ressenties, ni perçues.
 

Par quel mécanisme ?

Dans certaines conditions, ces phénomènes de contractions (péristaltisme) peuvent être perturbés et se manifestent par des spasmes des muscles des parois digestifs se traduisant par des crampes.

Comment se manifeste une crampe d’estomac ?

Les crampes d’estomac se perçoivent par une douleur et une sensation de resserrement au niveau de l’estomac.

Ces crampes sont caractérisées par des paroxysmes et des rémissions, c’est-à-dire qu’elles apparaissent subitement, deviennent très intenses puis disparaissent en quelques minutes.

Les contractions douloureuses ressenties au cours des crampes de l’estomac sont intensifiées au cours des repas.

La gravité

Les crampes d’estomac sont graves lorsqu’elles s’accompagnent de fièvre, ou de selles sanguinolentes.

Il est conseillé de consulter un médecin lorsque les signes persistent plus d’une semaine.

Médicaments : effets sur l'estomac

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS les plus fréquemment utilisés sont l’Aspirine et l’Ibuprofène, pour le traitement des douleurs et des fièvres.

Cependant, ces médicaments entraînent une altération des cellules de la paroi de l’estomac à l’origine de la modification de plusieurs mécanismes de protection de la muqueuse gastrique.
 u'elle que soit la forme d’absorption des AINS et de l’Aspirine (voie orale impliquant un contact direct avec la muqueuse gastrique, injection, suppositoire, application cutanée en gel ou pommade…), la nocivité de ces médicaments est la même.

Néanmoins, ces effets au niveau de la muqueuse gastrique dépendent de la quantité du médicament dans le sang et de la durée de la prise des médicaments. Les applications cutanées sont moins néfastes du fait de la quantité moindre au niveau de la circulation sanguine.

L’Ibuprofène est également un médicament très utilisé. La tolérance et la sensibilité à ce médicament varie d’un sujet à l’autre. Son utilisation devra être effectuée sur une courte période avec une posologie stricte.

Ainsi, l’Ibuprofène et l’Aspirine sont des médicaments qui rendent la paroi gastrique vulnérable et constituent en eux-mêmes des facteurs aggravant les douleurs de l’estomac. L’arrêt de ces médicaments lors des épisodes douloureux contribue grandement à l’amélioration des signes.

Certains médicaments nécessitant des prises à long terme peuvent être source de douleur à l’estomac notamment ceux utilisés dans le traitement de l’hypertension artérielle, des maladies cardiaques ou de l’asthme.
Prostaglandine : substance issue de la transformation des acides gras qui a la propriété de protéger la muqueuse gastrique en régulant la sécrétion acide.
Bicarbonate : substance sécrétée par le mucus pour temporiser les effets acides du suc gastrique.

Mucus : couche de cellules qui protège la paroi gastrique contre la sécrétion acide et les enzymes de la digestion.
Dernière modification le 06/10/2011

Les maladies inflammatoires de l'intestin

Elles regroupent des affections inflammatoires touchant tout ou partie du tube digestif.
En pratique, elles sont surtout représentées par la recto-colite hémorragique ou colite ulcéreuse et par la maladie de Crohn.

La maladie de Crohn :

Elle débute surtout entre 20 et 40 ans, mais parfois chez l'adolescent voire chez l'enfant.
Elle se manifeste par une diarrhée chronique (plus de 300 g de selles par 24 heures) associée à des douleurs abdominales, surtout dans le flanc droit. Des poussées de fièvre ne sont pas rares ainsi que des problèmes au niveau de l'anus (suintement, fissure, fistule ou abcès), du sang et des glaires dans les selles.
Bien sûr cet état va souvent entraîner un amaigrissement conséquent.
Enfin, il peut coexister des atteintes inflammatoires articulaires.

Pour faire le diagnostic avec certitude, certains examens sont indispensables :
- une prise de sang qui va montrer une augmentation de la vitesse de sédimentation et d'autres signes d'inflammation (CRP, alpha2 globulines, anémie...) lors des poussées. Entre les poussées ne persistera souvent que des signes de malabsorption (l'intestin ne remplit plus complètement son rôle d'absorption des aliments : baisse de l'albumine, du cholestérol, etc....).
- une radio de l'intestin grêle car la maladie touche la dernière anse grêle
- une coloscopie, car il existe souvent des lésions au niveau du côlon aussi.

Les lésions retrouvées dans la maladie ressemblent à des aphtes plus ou moins nombreux entrecoupés de tissu sain. Les lésions microscopiques étudiées après biopsie (examen d'un fragment de tissu prélevé par la coloscopie) peuvent être caractéristiques de la maladie.

La cause de la maladie est inconnue mais elle affecte surtout des sujets de groupe tissulaire HLA B12 vivant dans les pays développés...

L'évolution de la maladie de Crohn se fait par poussées séparées par des rémissions plus ou moins longues; La guérison est rare mais on peut espérer parfois une amélioration spontanée vers 50 ans.
Les complications possibles sont les occlusions (aiguës ou chroniques) car la cicatrisation des lésions entre les poussées va provoquer des zones de rétrécissement et des brides entre les anses intestinales, les fistules (surtout internes), les abcès et perforations, plus rarement les hémorragies. Chez l'enfant, un retard de la croissance est fréquent.

Le traitement de la maladie de Crohn repose sur :
-les salicylés et les corticoïdes lors des poussées
-un traitement d'entretien : un immunosuppresseur, l'azathioprine, dans les formes chroniques actives.
-la chirurgie est indiquée en cas de sténose ou de fistule.
-les antibiotiques, en particulier le métronidazole peut être utile.


La rectocolite hémorragique (RCH) ou colite ulcéreuse

Elle débute souvent un peu plus tard que la maladie de Crohn entre 30 et 50 ans et touche plus la femme.
Elle se manifeste par un syndrome dysentérique c'est à dire des selles nombreuses (6 à 10 par jour) avec des selles sans matières fécales, sanglantes ou/et purulentes et/ou glaireuses. Il n'y a jamais de lésion anale due à la maladie.
Il peut exister, mais ce n'est pas constant, des douleurs abdominales, des faux-besoins, de la fièvre, une atteinte de l'état général.
Comme dans la maladie de Crohn, il peut exister des atteintes extra-intestinales : articulaires (arthrites), oculaires, hépatiques, cutanées, etc..

L'évolution se fait par poussées de durée variable, mais la maladie peut évoluer d'un bloc sans rémission dans les formes les plus graves ou au contraire on peut rencontrer des rémissions de 10 ans.
La cause est aussi inconnue.

Les examens sont les mêmes que dans la maladie de Crohn à la seule différence que la RCH ne touche jamais l'intestin grêle.

Les lésions retrouvées sont très variables et vont de la muqueuse simplement inflammatoire, saignant au contact, à une muqueuse ulcérée, recouverte de pus, saignant spontanément en nappe. Ces lésions sont diffuses, sans intervalle de muqueuse saine. Dans les RCH anciennes, il existe souvent des pseudo-polypes, dont le risque majeur est la transformation cancéreuse d'où l'intérêt de coloscopie régulière (tous les ans) même s'il n'existe plus de symptômes.

Les complications possibles : les colectasies aiguës (rupture d'une partie de la paroi du côlon), les perforations, les hémorragies, les septicémies.

Le traitement médical de la recto-colite hémorragique comporte :
Lors des poussées d'intensité moyenne ou légères :
-des prescriptions diététiques : alimentation sans fibres ni lactose, salazopyrine;
-des corticoïdes par voie générale ou rectale sous forme de lavement.
Lors des poussées sévères :
-nutrition par voie intraveineuse uniquement
-transfusions et antibiotiques,
-corticothérapie par voie intraveineuse

Le traitement d'entretien par le 5-aminosalicylate diminue la fréquence des rechutes.

Le traitement chirurgical de la recto-colite hémorragique est indiqué :
-dans les formes sévères après échec du traitement médical
-dans les complications graves aiguës : hémorragie, perforation, colectasie
-dans la transformation maligne.
Malgré sa lourdeur et ses conséquences sur l'alimentation et l'absorption, la chirurgie avec colectomie totale voire recto-colectomie avec anastomose iléo-anale (on enlève tout le côlon et on raccorde la dernière anse de l'intestin grêle au rectum ou à l'anus) va guérir la maladie, contrairement à la maladie de Crohn.


Cependant la frontière entre Crohn et RCH n'est pas toujours aussi nette et dans 1 cas sur 4 on parlera de colites ulcéreuses apparentées.


Un cas à part le syndrome de Fiessinger Leroy Reiter

Il est dû à une réaction inflammatoire à un germe intestinal ou urinaire, et se traite par antibiotiques.
Il touche surtout les hommes et associe en 2 à 3 semaines une urétrite (chaude-pisse), une diarrhée, une conjonctivite bilatérale, une arthrite et une éruption cutanée. Il guérit en quelques mois mais les rechutes sont possibles.

traitements Les maux d’estomac

Reflux gastro-oesophagien

Le reflux gastro-oesophagien provient d’une remontée d’acide gastrique dans l’œsophage en raison refluxgastriqued’une mauvaise fermeture d’une valve située entre l’estomac et l’œsophage (sphyncter oesophagien) ou d’une trop grande pression sur cette valve.
Le reflux peut survenir dans certaines situations de stress. Il peut être favorisé par l’absorption de boissons : eaux minérales, bières, café ; certains aliments : chocolat, tomates, oignons, épices.
Il survient également en cas de hernie hiatale. Il s’agit d’une hernie de l’estomac à travers le diaphragme qui est la séparation musculaire entre les poumons et les intestins.
Le reflux se produit également en cas de forte pression sur l’estomac comme en cas d’obésité ou de grossesse.
grossesseLa paroi de l’œsophage n’est pas faite pour résister à l’acide de l’estomac. Il s’en suit des brûlures parfois violentes. Dans certains cas, si ce reflux est chronique, il se produit des petits ulcères de l’œsophage.

Gastrite

La gastrite est une inflammation de l’estomac. Elle peut être due à une consommation excessive d’alcool ou à des médicaments anti-inflammatoires et anti-douleurs comme l’aspirine ou tout autre médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (c’est-à-dire sans cortisone). Elle est parfois associée à la présence de bactéries, les hélicobacters pylori. Ces bactéries sont souvent la cause d’ulcères récidivants de l’estomac.
Les symptômes sont des brûlures mais parfois aussi une pesanteur, une lourdeur, une gêne dans la région de l’estomac, l’impression de mal digérer. On ressent ces symptômes surtout après les repas.

Ulcère d'estomac

Un ulcère est une lésion dans la paroi de l’estomac. Si elle est superficielle on parle d’une érosion et si elle est plus importante et plus profonde on parle alors d’un ulcère. L’ulcère peut parfois perforer à travers la paroi de l’estomac. Il s’agit alors d’une maladie grave car il va s’en suivre une hémorragie dans l’abdomen. Elle s’accompagne aussi souvent de vomissements de sang en quantité (hématémèse). Selon leur localisation on parle d’ulcères gastriques proprement dit pour désigner ceux qui surviennent sur la paroi de l’estomac ou ulcères duodénaux pour ceux qui se développent dans la région de la sortie de l’estomac que l’on nomme le duodénum.
ulcere-destomac
Les symptômes sont caractérisés par des douleurs dans la région de l’estomac survenant en général quand l’estomac est vide, c’est-à-dire avant les repas ou la nuit. A ces heures-là l’acide n’est plus « pompé » par les aliments et attaque la paroi de l’estomac.

Symptômes brûlures estomac

22.11.11

- Les brûlures d'estomac provoquent une sensation de brûlure dans la poitrine, ces douleurs apparaissent en général à l'arrière du sternum et remonte vers la gorge (au niveau de l'oesophage). Un goût amer ou acide peut être présent dans la bouche. Les brûlures d'estomac peuvent être également associées à des reflux acides et à une toux. Les symptômes sont souvent plus intenses après un repas.

Nous vous rappelons qu'une brûlure d'estomac occasionnelle ou se déroulant sur une courte durée (3 à 4 semaines) peut se soigner en automédication, cependant en cas de symptômes intenses et se prolongeant, une visite médicale est nécessaire. Dans le pire des cas, des risques d'hémorragies voire de cancer peuvent survenir.
- Une gastrite peut se traduire par des symptômes de brûlures d'estomac, une forte douleur, des diarrhées, des spasmes,...  En fonction de la gravité, demandez conseil à un spécialiste de la santé.

Les brûlures d’estomac et leurs complications

Les brûlures d’estomac constituent pour certains d’entre nous une sensation passagère désagréable, mais pour d’autres, elles peuvent être le symptôme d’une complication plus sérieuse. Parfois, en effet, le brûlement d'estomac est tel que certaines personnes n'osent plus rien manger de peur d’accentuer leur douleur. Lorsqu'elles sont plus occasionnelles, il est plus facile d’identifier les aliments ou les activités qui provoquent les brûlures d’estomac. En revanche, si elles sont chroniques ou le deviennent, un traitement spécifique doit être prescrit afin de contrôler les symptômes et d'éviter que la situation mène à des complications.
Les personnes qui ont des brûlures d'estomac plus de deux fois par semaine et dont les symptômes ne sont soulagées que temporairement par les antiacides devraient consulter leur médecin. Un traitement plus en profondeur peut être entrepris pour soulager les symptômes dans la majorité des cas.
L'œsophagite
L’oesophagite peut être une des complications résultants des brûlures d’estomac. À force d'être en contact avec les sucs gastriques, la muqueuse de l'estomac s'irrite et peut provoquer une inflammation de l'œsophage. On parle alors d’œsophagite. La muqueuse de l'œsophage peut alors présenter des ulcères et des hémorragies. Parfois, les tissus qui recouvrent l'œsophage sont remplacés par d’autres tissus inhabituels. Les médecins croient que ce phénomène peut être un terrain favorable pour le développement du cancer. Les personnes qui souffrent d’œsophagite par reflux peuvent ressentir une sensation de brûlure dans la partie inférieure de la poitrine immédiatement après l’ingestion de boissons chaudes, d’alcool, de jus de fruits ou d’aliments chauds gras. Ce genre de malaise peut apparaître après un repas, quand on se penche ou alors quand on s’allonge. Si les symptômes sont sérieux, la personne se réveillera avec une toux, une respiration sifflante, ou l’impression de s’étouffer.
L’Ulcère
Un ulcère est un trou qui se forme lorsque la paroi du tube digestif est détruite par les sucs digestifs acides. Les ulcères peuvent se former dans la paroi de l’estomac (ulcère gastrique), du duodénum (première partie de l’intestin grêle) ou de l’œsophage. Même si l’acidité dans l’estomac joue un rôle significatif dans la formation d’un ulcère, d’autres facteurs peuvent être en cause, y compris le tabagisme et certains médicaments anti-inflammatoires. Les symptômes liés à un ulcère sont variables, mais ils peuvent inclure la sensation de brûlure dans le haut de l’abdomen ou une faim douloureuse moins de trois heures après les repas. Parfois, des complications sérieuses peuvent survenir comme des saignements ou une perforation (érosion de l’ulcère à travers la paroi de l’estomac ou de l’intestin). La plupart des ulcères peuvent être guéris efficacement à l’aide d’un traitement. Les antiacides qui neutralisent l’acide présent dans l’estomac.
Le cancer
Le cancer de l’estomac prend naissance dans les cellules qui le tapissent. Il n’y a pas de cause unique au cancer de l’estomac, bien que l’alimentation semble jouer un rôle un peu plus important que les autres facteurs de risque. Les facteurs aggravant le risque de développer un cancer de l’estomac sont une alimentation riche en sel, en viandes salées et fumées, une alimentation faible en fruits et légumes, une gastrite atrophique chronique, ou encore une infection à l’Helicobacter pylori, le vieillissement, le tabagisme ou bien encore les antécédents familiaux. Notons qu’il est possible que le cancer de l’estomac ne cause aucun signe ni aucun symptôme lors des premiers stades. Il peut également arriver que la personne ait tendance à ignorer ses symptômes s’ils sont vagues. Le cancer de l’estomac peut engendrer des symptômes comme les changements de la digestion, le malaise abdominal, la perte d’appétit, les brûlures d’estomac, le reflux gastrique, la difficulté à avaler, les vomissements, la diarrhée, la constipation, la perte de poids, etc… D’autres signes tardifs surviennent au fur et à mesure que la tumeur grossit ou se propage à d’autres parties du corps.

Le calcul vésiculaire et la colique hépatique.

22.9.11


Le calcul dans la vésicule biliaire, ou lithiase vésiculaire, fait partie des problèmes fréquemment rencontrés en médecine. Cette maladie est due à la formation d'une ou plusieurs concrétions solides, ressemblant à des cailloux plus ou moins arrondis, dans une poche située sous le foie et qui s'appelle la vésicule biliaire. Ces concrétions sont constituées de sels de cholestérol.
La vésiculaire biliaire a pour fonction de recueillir la bile sécrétée par le foie, de la stocker, puis de l'évacuer massivement dans une partie de l'intestin grêle située à la sortie de l'estomac et appelée duodénum. La bile ainsi mélangée au bol alimentaire, facilite la digestion des graisses en les émulsifiant.

Chez certaines personnes, cette bile ne reste pas totalement liquide et précipite pour partie dans la vésicule biliaire pour former au bout de plusieurs années ces calculs. Il semble qu'il existe une prédisposition familiale à fabriquer des calculs. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes. L'âge, après la ménopause, et la surcharge pondérale, sont aussi des facteurs favorisant.

Les risques inhérents à ces calculs.
Il y a 4 gros risques liés aux lithiases vésiculaires :

* Le risque de colique hépatique simple. Un calcul, à l'occasion de contractions de la vésicule, va s'engager dans le canal qui mène au tube digestif. Etant relativement volumineux, il va se coincer dedans et bloquer ou ralentir l'évacuation de la bile.
· Les calculs contenus dans la vésicule biliaire, peuvent s'infecter. La vésicule biliaire devient une véritable poche de pus. Il y a de la fièvre, on parle de cholécystite.
· Cette cholécystite peut infecter tout son environnement et bloquer l'évacuation hépatique. Le patient va présenter de la fièvre et un ictère (ou jaunisse). On parle d'angiocholite. La situation devient vite dramatique et évolue vers la septicémie (infection microbienne de tout l'organisme).
· Un calcul peut descendre la voie biliaire, mais rester bloquer dans la partie avant l'abouchement dans le tube digestif, au niveau du sphincter d'oddi. Cette partie est commune au pancréas et à la voie d'excrétion biliaire. Le blocage des différents sucs digestifs du foie et du pancréas à ce niveau va déclencher une authentique auto-digestion du pancréas. On parle de pancréatite. A noter qu'il y a d'autres causes de pancréatite.

On peut rester des années avec des lithiases dans la vésicule biliaire et ne pas s'en apercevoir. C'est parfois même une échographie du rein ou une radiographie qui les révèle. On les découvre souvent à l'occasion de bilan de douleurs de colopathie fonctionnelle. La vésicule biliaire est retirée, et les douleurs restent...
Plus un calcul est gros, moins il a de risque de migrer dans le cholédoque. Cela ne l'empêchera pas de s'infecter.


Le traitement.
Il n'y a plus de traitement médical, les comprimés sensés faire fondre les lithiases se sont avérés inutiles voire dangereux. Seul le traitement chirurgical a un intérêt. Il consiste en l'ablation pure et simple de la vésicule biliaire. Le chirurgien va retirer cette vésicule malade et vérifier que le cholédoque soit vide de tout calcul : Il serait malheureux de faire une pancréatite au décours d'une intervention.
Cette intervention actuellement beaucoup par coelioscopie. Cela consiste, par 3 pertuis fait sur l'abdomen, à passer du petit matériel et à aller chercher les calculs puis la vésicule. Les pertuis étant petits, si les calculs sont trop gros, ils seront avant de sortir.
Ce type d'intervention a beaucoup d'avantages. Il réduit la durée de l'hospitalisation car les suites opératoires sont plus simples et plus rapides. Il ne laisse pas de cicatrice. Par contre, cette intervention n'est pas toujours possible, elle est dangereuse chez les personnes en état d'insuffisance cardiaque ou respiratoire, et chez les personnes ayant déjà eu des interventions sur l'abdomen et susceptibles d'avoir des brides intestinales.

Lorsqu'on ne peut pas intervenir pas coelioscopie,
on en retourne aux bonnes vieilles méthodes : on ouvre. Le passage se fait sous le foie. La cicatrice n'est pas toujours esthétique. L'ancienne voie d'abord médiane au-dessus de l'ombilic, plus esthétique, a été abandonnée car limitant définitivement la capacité respiratoire par perte d'élasticité abdominale et thoracique

Les Intoxications alimentaires: différents types

8.9.11

Qu'est-ce qu'une intoxication alimentaire ?      Nous sommes plusieurs milliers de personnes à souffrir chaque année en France d'intoxications alimentaires. L'alimentation est devenue un véritable sujet de préoccupation pour les citoyens.
     Les intoxications alimentaires résultent de l'ingestion d'aliments contaminés par un microorganisme nocif ou un agent pathogène. Les microorganismes pouvant causer des toxi-infections alimentaires sont les virus, les parasites et les bactéries. Les bactéries sont le plus souvent mises en cause dans les cas d'intoxications alimentaires.
     La plupart du temps, l'intoxication alimentaire est provoquée par la consommation de produits contenant des toxines libérées par la croissance des bactéries.
imgCauses des toxi-infections alimentaires et symptômes
     Les principaux agents pathogènes responsables de toxi-infections alimentaires sont les suivants :
- Clostridium botulinum

Cet agent bactérien, très résistant à la chaleur, est responsable du botulisme alimentaire ainsi que du botulisme du nouveau-né. Plus précisément, ce sont les toxines botuliniques produites par les bactéries qui sont responsables de cette grave intoxication alimentaire.
On trouve ce genre de bactéries dans les conserves en particulier les conserves faites "maison" où les températures de stérilisation sont souvent insuffisantes. Mais ces toxi-infections peuvent aussi survenir à la suite de l'ingestion de viande crue ou étuvée de mammifères marins.

Les toxines botuliniques causent une faiblesse générale, des nausées, vomissements, constipation et migraines. Quand elles attaquent le système nerveux central, elles causent progressivement le phénomène de double vision, des problèmes de langage, paralysie des muscles, difficultés respiratoires. Sans traitement, l'individu meurt en 3 à 7 jours.

- Clostridium perfringens

Clostridium perfringens est une bactérie qui produit une toxine dans le tractus intestinal des personnes qui ont consommé des aliments contaminés par un grand nombre de ces bactéries. On retrouve ce micro-organisme entre autres dans les langues, les viandes en bouillon, les sauces, dès lors qu'il peut y avoir anaérobiose c'est à dire développement de micro-organismes en l'absence d'air.

Les symptômes apparaissent entre 8 et 24 heures après l'ingestion de la nourriture contaminée : douleurs abdomidales aiguës, diarrhées, nausées, vomissements et fièvre.

- Campylobacter

On trouve cette bactérie dans les intestins des volailles, bovins, porcs, rongeurs, oiseaux sauvages, animaux de compagnie mais aussi dans l'eau non traitée. On peut être infecté par Campylobacter quand on consomme par exemple de la volaille insuffisamment cuite.
Les symptômes de l'infection sont les suivants : diarrhées, nausées, crampes abdomidales, douleurs musculaires, migraines et fièvres. Certaines complications peuvent avoir lieu comme une méningite, infection de l'appareil urinaire et arthrites.
- Escherichia coli 0157:H7

E.coli vit dans les intestins de l'homme et des animaux à sang chaud. La souche E.coli 0157:H7 peut provoquer de graves maladies transmises par les aliments. Les bovins sont le principal réservoir de cet agent pathogène. Mais on le trouve également dans les volailles insuffisamment cuites, l'eau non chlorée et le jus de pomme non pasteurisé. E.coli produit des toxines, appelées verotoxines, ou toxines de type Shiga.
Les symptômes se développent en trois à cinq jours après ingestion des aliments contaminés : fièvre, nausées, vomissements. Les complications ont souvent lieu chez les plus jeunes, les personnes âgées et les individus ayant un système immunitaire affaibli. L'hospitalisation est alors infectieuse est grave puisque mortelle dans 20 à 30 % des cas. En fait, la listériose est une anthropozoonose c'est à dire très répandue chez les animaux et transmissible à l'homme. La bactérie Listeria est retrouvée partout dans l'environnement. Les aliments le plus souvent contaminés sont le lait non pasteurisé, les fromages, volailles, viandes, charcuterie, crudités, poissons ou fruits de mer.
Des symptômes gastro-intestinaux peuvent apparaître comme des diarrhées, des vomissements. La bactérie Listeria a une prédilection particulière pour le système nerveux et le placenta (septicémies ou atteintes cérébrales sévères notamment chez les nouveaux-nés, les vieillards, les femmes enceintes et les sujets immunodéprimés).
- Salmonella

Les salmonelles sont des bactéries logées dans le tube digestif c'est à dire des entérobactéries. Chez l'homme, ces bactéries sont responsables de deux grandes catégories d'infections que sont la gastro-entérite d'origine alimentaire et la fièvre typhoïde. La viande de volaille crue est l'aliment le plus fréquemment contaminé par Salmonella. Parmi les autres aliments susceptibles de contenir ces bactéries, citons les viandes crues ou insuffisamment cuites, le lait non pasteurisé et les oeufs. Les fruits et les légumes peuvent aussi contenir ces bactéries si le sol, dans lequel ils ont été cultivés, a été contaminé par des déchets animaux.
Les symptômes de la salmonellose sont les migraines, diarrhées, douleurs abdomidales, nausées, frissons, fièvre et vomissements.

- Les staphylocoques (staphylococcus aureus)

Les staphylocoques sont au deuxième rang des bactéries responsables d'intoxication alimentaire en France après les salmonelles. Elles produisent des entérotoxines à l'origine des différents symptômes. Les aliments généralement concernés sont les pâtisseries, crème pâtissière, mayonnaise.
Symptômes : crampes abdomidales, vomissements et sévères diarrhées.

comment Prévenir et traiter une intoxication alimentaire

Vomissements, diarrhées, maux de tête sont les principaux symptômes d'une intoxication alimentaire. Reconnaître ces manifestations fréquentes en été permet de mieux les traiter.

Chaque année, en juillet et août, les médecins notent une augmentation du nombre de victimes d'intoxications alimentaires, c'est-à-dire contaminées par un germe présent dans leur alimentation.
"Parmi les plus connus, on trouve les listeria et les salmonelles, précise Béatrice de Raynal, nutritionniste à Paris. Toutes les deux sont des bactéries naturellement présentes dans certains de nos aliments. À l'état de traces, elles ne présentent pas de risque pour le consommateur. Mais en se multipliant, elles peuvent provoquer de graves infections. L'été est la saison de prédilection de ces intoxications, car la température élevée favorise le développement des bactéries". Celles-ci s'en prennent en priorité aux œufs, aux produits laitiers, aux fromages affinés ainsi qu'aux viandes.

Vomissements, diarrhée, fièvre, maux de tête…

Les symptômes surviennent dans les deux à trois heures suivant le repas. Ce sont des vomissements, des diarrhées et le mal de ventre. Parfois, ils s'accompagnent d'une fièvre élevée (39 à 40 °C) et de maux de tête. Dans un premier temps, mieux vaut ne pas prendre de médicaments antidiarrhéiques ou antivomitifs, car la diarrhée et les vomissements aident à expulser les bactéries de l'organisme.

Surveiller son alimentation

Il faut simplement imposer au système digestif un repos complet d'au moins vingt-quatre heures. Ce qui veut dire adopter un régime strict mais boire beaucoup d'eau minérale riche en sodium (type Vichy), pour compenser la perte en minéraux, mais aussi du bouillon et des boissons légèrement sucrées afin d'éviter la déshydratation.
Dès le lendemain, il est possible de s'alimenter, mais progressivement et en privilégiant des aliments peu agressifs pour le tube digestif, comme le riz, les légumes cuits, des biscottes, les purées de carottes et de pommes de terre et les bananes mûres.
Peu à peu, on peut revenir à un régime normal. Il est recommandé d'attendre le rétablissement total avant de consommer des aliments irritants, comme les fibres (crudités et céréales à grains entiers), les produits laitiers, les fritures, les charcuteries et les pâtisseries. Enfin, mieux vaut éviter pendant quelques jours l'alcool, les boissons à base de coca, le café, le thé et les épices.

 

Intoxication alimentaire: causes et traitements

L’intoxication alimentaire est causée par la consommation de nourriture contaminée par un virus, une bactérie ou des produits chimiques.
Symptômes:
  • Vous avez habituellement la nausée et la diarrhée et vous vomissez.
  • Si vous avez des crampes abdominales, la diarrhée et des vomissements entre un et quatre jours après avoir mangé de la nourriture contaminée, pendant quatre jours, la cause en est généralement une bactérie.
  • Dans le cas d’une intoxication alimentaire causée par un virus, le vomissement, la diarrhée, les crampes, le mal de tête, la fièvre et les frissons commencent de 12 à 48 heures après avoir mangé de la nourriture contaminée, surtout dans le cas de fruits de mer.
  • Dans le cas d’une intoxication alimentaire causée par des produits chimiques, le vomissement, la diarrhée, la transpiration, l’étourdissement, les yeux larmoyants, la sécrétion excessive de salive, la confusion et les douleurs gastriques commencent 30 minutes après avoir mangé.
  • Le botulisme est très rare, mais si vous en êtes atteint, vous pouvez avoir de la difficulté à parler, avoir la vision trouble, être paralysé de la tête aux pieds et vomir.
Causes:
Plusieurs bactéries sont responsables de l’intoxication alimentaire. Elles peuvent être présentes dans les aliments pour différentes raisons:
  • Les gens qui sont malades peuvent contaminer la nourriture qu’ils préparent.
  • La bactérie peut être dans l’eau que vous buvez, surtout quand vous allez à l’étranger.
  • La bactérie peut contaminer les œufs et la viande, ce qui entraîne la salmonellose.
  • Si vous laissez trop longtemps à la température de la pièce de la viande, du poisson ou des produits laitiers cuits ou crus et des aliments préparés, la bactérie peut se développer et vous pouvez être malade (salmonellose).
  • Les aliments en conserve peuvent contenir des bactéries néfastes si les boîtes sont déformées ou très vieilles (botulisme).
  • Les bébés de moins d’un an ne devraient pas manger de miel parce qu’il contient une bactérie naturelle qu’ils ont de la difficulté à digérer.
  • Les fruits de mer crus, surtout les crustacés, peuvent entraîner une intoxication alimentaire virale.
  • Certains champignons, certaines baies, les germes de pomme de terre et autres plantes sont vénéneux pour les humains.
  • La moisissure que l’on trouve parfois sur les fruits et les légumes, les céréales et les noix qui n’ont pas été convenablement entreposés peut également être nocive.
  • Les pesticides et les contenants de produits chimiques qui n’ont pas été convenablement nettoyés peuvent aussi causer une intoxication alimentaire.
Comment puis-je savoir qu’il s’agit d’une intoxication alimentaire?
  • On peut analyser vos selles, votre sang et votre vomissure pour déterminer la cause de votre malaise.
  • On peut diagnostiquer le botulisme en analysant votre sang, vos selles et les aliments que vous avez mangés pour y repérer la bactérie responsable.
  • L’intoxication alimentaire par les produits chimiques peut être diagnostiquée en analysant la nourriture
Soins:
  • C’est par le vomissement et la diarrhée que le corps essaie d’évacuer les germes ou les produits chimiques. Vous ne devriez donc pas prendre de médicaments pour vous empêcher de vomir ou d’avoir la diarrhée pendant les premières 24 heures.
  • Quand vous ne vomissez plus et que vous n’évacuez plus, vous devez boire des liquides clairs (à travers lesquels vous pouvez voir) pendant 12 heures. Vous pouvez ensuite manger des aliments comme du riz, des céréales cuites et de la soupe claire pendant 24 heures.
  • Pour éviter d’être trop déshydraté, vous devez boire, mais, si vous ne pouvez pas garder dans votre système ce que vous buvez (voir la fiche de renseignements sur le vomissement et la diarrhée), vous aurez peut-être besoin d’absorber du liquide par intraveineuse (aiguille insérée dans une veine de votre bras). Les jeunes enfants et les personnes âgées peuvent se déshydrater plus rapidement que les autres.
Mesures préventives:
  • Lavez-vous les mains avant de préparer de la nourriture et après.
  • Lavez à l’eau chaude savonneuse les couteaux, les fourchettes et les cuillères dont vous vous servez pour préparer de la viande, du poulet ou du poisson.
  • Dégelez la viande au réfrigérateur ou dans le micro-ondes et faites la cuire sur-le-champ.
  • Évitez de manger de la viande, du poisson ou des œufs crus.
  • Ne mangez pas de nourriture qui sent mauvais, qui a été entreposée dans un pot fissuré ou dans une boîte de conserve bombée.
  • Réglez la température du réfrigérateur à 3 ºC (37 ºF).
  • Ne mangez pas de viande ou de produits laitiers cuits qui ont passé plus de deux heures en dehors du réfrigérateur.
Retournez au service des urgences:
  • si vous avez les symptômes du botulisme. Cette maladie peut être mortelle;
  • si vous avez les symptômes d’une intoxication alimentaire causée par des produits chimiques;
  • si vos vomissements et votre diarrhée sont graves et durent depuis plus de deux jours.

Prévention de la turista : l'hygiène avant tout !

11.6.11

Il arrive parfois que les vacances à l'étranger tournent au cauchemar. Lorsque l'hygiène alimentaire est précaire, on peut facilement attraper la diarrhée du voyageur, plus connue sous le nom de turista. De simples règles d'hygiène peuvent minimiser les risques de troubles digestifs. Les recommandations de Doctissimo.

La diarrhée du voyageur, plus communément appelée "turista", peut parfois gâcher votre séjour à l'étranger. Près d'un voyageur sur deux serait concerné par ce type d'affection. Généralement bénin, ce problème guérit spontanément en trois jours. Quelles règles d'hygiène permettent de l'éviter ? Quelle alimentation privilégier ?... Suivez les conseils de Doctissimo.

L'hygiène générale

Se laver les mains au savon. C'est la règle d'or du voyageur. La plupart des diarrhées sont dues à la contamination par des germes. Ceux-ci se transmettent très facilement des fèces infectés à la bouche, par l'intermédiaire des mains.
Il est donc vivement conseillé de se les laver aussi souvent que possible, plus particulièrement avant les repas, après le passage aux toilettes et avant de faire la cuisine.

Les aliments et boissons à risque

Certains aliments et boissons doivent être évités afin de minimiser les risques de turista. Ainsi, tous les fruits et légumes crus, dont vous ne savez pas s'ils ont été rincés à l'eau potable, sont à éviter. De même pour les poissons crus, les viandes crues, les fruits de mer et les crustacés.
Concernant les boissons, mieux vaut ne pas tester les eaux locales non embouteillées ou les jus de fruits mélangés à de l'eau ou contenant des glaçons (peut-être faits à partir d'eau non potable). Ne buvez pas non plus de lait cru.

Ce que vous pouvez consommer en toute sécurité

Tous les aliments cuits peuvent être consommés "les yeux fermés" : cela comprend viandes, poissons, fruits, légumes... Fruits et légumes peuvent exceptionnellement être consommés crus si vous prenez soin de les éplucher vous-même.
Côté boisson, il est recommandé de boire plus de 2 litres par jour, afin d'être suffisamment hydraté. Vous pouvez boire du thé en toute sécurité, ainsi que toutes les boissons préparées à partir d'eau bouillie (au minimum pendant 5 minutes). Si vous ne trouvez pas d'eau potable, il existe des carafes filtrantes et des produits désinfectants spéciaux.
Si vous suivez ces conseils, vous minimisez les risques d'être touché par la turista. Néanmoins, personne n'est à l'abri. Sans grand risque pour l'adulte, la diarrhée du voyageur peut être plus lourde de conséquences chez le nourrisson, le jeune enfant ou encore les personnes fragiles. Dans ces cas précis, mieux vaut consulter un médecin si les symptômes persistent au-delà de 48 heures.

Diarrhée : les cas particuliers

Certains types de diarrhée demandent plus d'attention que d'autres. Le Pr. Laurent Beaugerie, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine nous en dit plus sur la diarrhée du voyageur, les diarrhées sous antibiotiques et les conseils à suivre en cas d'alertes sanitaires.

Doctissimo : Que faire en cas de diarrhée sous traitement antibiotique ?
Pr. Beaugerie : En revanche sur les facteurs de risques des diarrhées aigues, celles qui ne se prolongent pas, il faut savoir aussi que quelqu'un qui est sous antibiotiques, prescrits par son médecin généraliste ou son médecin spécialiste, est à risque de faire des diarrhées ou des gastroentérites particulières. Parce que c'est des germes différents, en particulier un germe Clostridium difficile. Quand apparaît une diarrhée alors qu'on est sous traitement antibiotique, ou qu'on en a reçu un dans les 2 mois précédents, il convient de prévenir à chaque fois son médecin généraliste d'une circonstance particulière.

Doctissimo : La diarrhée du voyageur est-elle plus dangereuse ?
Pr. Beaugerie : La turista n'est pas par elle-même plus dangereuse que n'importe quelle gastroentérite que l'on fait quand on est en France. C'est les mêmes conseils de prudence, s'il y a du sang, de fortes fièvres, consulter un médecin etc. Ce qu'il faut savoir c'est que cette diarrhée du voyage est extrêmement fréquente selon les destinations ça peut atteindre 20 à 50 % des voyageurs. Elle se situe environ au 3ème ou au 4ème jour du voyage, si le séjour est plus long au dixième jour du voyage et elle peut être prévenue en partie par des règles d'hygiène.

Doctissimo : Comment prévenir la turista ?
Pr. Beaugerie : Les règles d'hygiène qui sont un peu difficile à observer quand on veut vivre près de l'habitant : c'est de ne pas consommer de fruits et légumes sans les avoir lavés et épluchés soi-même, de privilégier tout ce qui est cuit, et même si c'est un petit restaurant dans une rue qui vous paraît sale à partir du moment où le plat vous est servi sortant du four, qu'il est encore brûlant, il y a très peu de risques infectieux.
D'autre part en ce qui concerne les boissons, il ne faut boire que les boissons qui sont vendues encapsulées, ou les boissons alcoolisées, ou portées à ébullition.

Doctissimo : Que faire face aux alertes sanitaires liées à des coquillages ou de la viande ?
Pr. Beaugerie : En ce qui concerne les coquillages et les crustacés, si on les consomme crus on court le risque d'avoir des infections virales ou bactériennes puis même si on les cuit il y a le plancton de l'eau qui quelquefois fabrique des toxines qui peuvent être cause de diarrhées brèves ou de vomissements. Quelquefois, le réseau de surveillance qui s'appelle l'Ifremer pendant quelques jours interdit la consommation de coquillages lorsque le risque est vraiment très fort.
En ce qui concerne la viande de boeuf crue ou pas suffisamment cuite, dès lors que la viande n'est pas de couleur brune partout c'est-à-dire y compris au cœur de la viande, et bien il y a un risque bactérien. Et vous avez entendu parler par les médias, d'épidémies saisonnières par un germe qui s'appelle Escherichia coli O157:H7 ou antéro-hémorragique, c'est un germe qui est extrêmement agressif : il suffit de manger 10 bactéries pour être malade. Donc la prévention très simple pour les mères de famille, c'est toujours de bien cuire à coeur la viande et particulièrement la viande hachée.
Un petit conseil aussi pour le poulet : souvent on achète le poulet en rôtisserie, quand la chair n'est pas suffisamment cuite, qu'elle reste rosée, on court un risque d'une diarrhée bactérienne lié à un germe qui s'appelle Campylobacter.

Traitement efficace pour Diarrhée : Soulager les symptômes

Selles liquides, maux de ventre, fatigue... Ces symptômes, que vous connaissez bien, vous mènent souvent la vie dure. Remèdes chimiques ou naturels, les astuces de Doctissimo pour soulager ces désagréments.

La diarrhée et ses symptômes associés sont parfois un véritable supplice. Votre transit souffre et vous aussi. Les crampes abdominales vous tordent de douleurs. C'en est trop ! Existe-t-il des remèdes pour soulager  ces maux ? Quoi choisir ?... Nos conseils.

Les symptômes de la diarrhée

Soulager les symptômes de la diarrhéeLa diarrhée est un symptôme en soit. D'origine infectieuse ou psychosomatique, elle est toujours la manifestation subjective d'une maladie ou d'un processus pathologique. Elle se traduit par l'émission d'une quantité et d'une fréquence de selles supérieures à la normale. Ces dernières peuvent être molles et aqueuses. Elles sont parfois accompagnées de glaires ou de sang.
Les épisodes diarrhéiques sont généralement couplés à des douleurs et des crampes abdominales. Il n'est pas non plus rare de connaître une sensation de faiblesse généralisée. Enfin, il peut arriver qu'une légère fièvre suive cet état douloureux.

Soulager les symptômes

Les remèdes chimiques

Pour soulager les symptômes il existe différents médicaments disponibles avec ou sans ordonnance. Les médicaments anti-diarrhéiques comme le lopéramide (dont certains ne nécessitent pas une prescription médicale comme Imodium Lingual®) réduisent l'activité excessive des intestins et améliorent l'absorption de liquide. Cela permet de normaliser de nouveau les selles. Ces médicaments peuvent être pratiques pour les voyageurs qui doivent parcourir de longs trajets. Ils soulagent rapidement votre diarrhée, et empêche de perdre trop d'eau et de substances nutritives. En plus de réguler les selles, ces médicaments évitent ainsi de vous affaiblir. En revanche, ils sont contre-indiqués lorsque vous présenter une forte fièvre (>38,5°C) ou que vos selles contiennent des glaires ou du sang.
Attention de ne pas en prendre trop rapidement, car ils pourraient empêcher l'évacuation des germes et ainsi le traitement de la pathologie.
Pour les douleurs abdominales, vous pouvez consommer des antispasmodiques (comme le Spasfon Lyoc ou Imodium Duo car l'ingestion se fait plus rapidement).
N'abusez pas trop de ces palliatifs. Rappelons que ces médicaments soulagent les symptômes mais ne traitent en aucun cas les pathologies qui y sont associées. Si les douleurs et les diarrhées persistent, vous devez impérativement consulter un médecin.

Les remèdes naturels

Beaucoup de "recettes de grand-mère" existent pour soulager les symptômes liés à une diarrhée. Voici une petite sélection :
  • Les probiotiques : Deux études ont montré qu'en complément de la réhydratation, les lactobacilles peuvent réduire les symptômes de diarrhée en cas d'intolérance aux antibiotiques, lorsque celle-ci se déclare.
  • La phytothérapie : celle-ci est préconisée pour soigner tout type de diarrhée. Vous pouvez consommer de l'écorce de chêne en décoction. Par son effet astringent, c'est-à-dire qu'elle réduit la perméabilité de l'intestin, elle soulage les diarrhées. Les infusions de camomille ou de gingembre adoucissent aussi les symptômes.

Diarrhée : Quand faut-il consulter ?

La diarrhée est souvent un phénomène passager qui se règle seul en quelques jours. Cependant dans certains cas, il est important de demander l'avis d'un spécialiste. Le Professeur Laurent Beaugerie, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris précise ainsi : "Il faut impérativement consulter lorsque votre diarrhée est accompagnée d'une forte fièvre, que vos selles sont glaireuses ou encore qu'elles présentent du sang. En effet, ces symptômes sont souvent synonymes d'infections parasitaires évolutives qu'il faut traiter rapidement". Mais un autre cas de figure nécessite une consultation : "Attention aussi aux douleurs abdominales. Lorsqu'elles sont sous forme de spasmes, c'est-à-dire que la souffrance dure environ cinq minutes et qu'elle disparaît après chaque passage aux toilettes, rien d'inquiétant. En revanche, si vous sentez une douleur continue en un point bien précis du ventre, il faut consulter. Cette dernière peut témoigner d'une inflammation du côlon, d'une appendicite ou même d'une péritonite".
Si vous présentez l'un des symptômes cités par le professeur Beaugerie, ne jouez pas à l'apprenti sorcier en pratiquant l'automédication. Faites confiance à votre médecin, qui saura vous prendre en charge.
Emmanuelle Jost

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